Contribution n°196 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 13h04
Contribution n°195 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 12h08
Daniel MAURER
Contribution n°194 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 10h44
Premièrement, le coût du projet. Une rapide recherche sur le Web permet d'apprendre que le coût du projet est d'environ 2 milliards d'euros, un montant d'ailleurs présenté sur le site sur lequel j'ai pu déposer ce message et ce document. Étant données l'actuelle disette budgétaire nationale, et l'urgence écologique, ne serait-il pas plus pertinent de réaliser un itinéraire bis ferroviaire plutôt que routier entre Thionville et le Luxembourg, sachant que les deux projets ont approximativement le même coût ? À mon sens, la réalisation de cet itinéraire bis est une nécessité absolue, et j'espère que les arguments présentés dans la suite de ce message, ou de ce document, seront reçus par vous-même, ou vos services.
Ensuite, il y a un paramètre qui semble mal compris, à savoir que l'offre appelle l'offre. Pour exemple, je vais citer quatre exemples me semblant diamétralement opposés.
Le premier exemple concerne les lignes M4 et M14 du réseau Île-de-France Mobilités. Ces lignes sont saturées, de par leurs parcours respectifs (sept des huit grandes gares parisiennes, ainsi que l'aéroport d'Orly), mais également parce que ces lignes sont équipées de matériel moderne, fiable, et rapide, et qu'il y a en moyenne 30 trains par heure et sens.
Le deuxième exemple, plus local, évoque la troisième voie construite et mise en service sur l'autoroute A4, entre les échangeurs A4/A31 et A4/A314/A315, dont l'extrémité Nord (voie d'accès A4 vers A31, sens Strasbourg-Paris), est depuis peu saturée en heure de pointe, créant des situations dangereuses. Il en est de même, bien que dans ce deuxième cas le problème soit plus ancien (et subsiste encore aujourd'hui) de la N431 (Rocade Sud-Est de Metz), et plus précisément de l'échangeur permettant d'accéder à la D955, à l'ENIM, et au Parc des Expositions de Metz, en direction de Nancy (voir image 1).
Le troisième exemple concerne la réouverture à venir de la ligne ferroviaire entre Contrexéville et Nancy, dont les emprises ont été achetées par la Région à SNCF Réseau. Vous pouvez trouver dans la presse divers articles relatant de l'empressement des habitants de Contrexéville à pouvoir à nouveau partir vers Nancy en train.
Le dernier exemple, certainement le plus révélateur, est quant à lui démontré par les statistiques officielles, confirmant notamment la paupérisation, le vieillissement et la désertification, ou a minima l'embouteillement, de quartier ou communes mal ou pas desservis, indépendamment de la distance séparant un tel quartier ou une telle commune d'un centre ville ou d'une commune importante, comme par exemple un centre-ville, une préfecture, ou une capitale régionale. Voici quelques données (voir tableau 1).
Je voudrais maintenant solliciter, de la part de vos services, une plus grande vigilance concernant le comportement des conducteurs de poids lourds sur les autoroutes et routes nationales de Meurthe-et-Moselle et Moselle, notamment A4, A30, A31, A320 et N52. Certains d'entre eux doublent, notamment en journée, alors que divers panneaux consacrent cette interdiction de 7 à 20h. D'ailleurs, pourquoi A30, A31 et A320 sont-elles limitées à 110 kilomètres/heure, puisque les panneaux situés aux frontières françaises indiquent une limitation à 130 et non 110. Aussi, pourquoi la vitesse régulée impose-t-elle parfois 90 kilomètres/heure alors que rien ne semblerait le justifier (belle météo, pas ou peu de trafic, pas d'incident)
Pour finir, et pour étayer le premier point évoqué au début de ce message ou de ce document, pourquoi proposer la construction d'une troisième autoroute sur un territoire, ici le périmètre du syndicat TEMOB, déjà desservi par plusieurs autoroutes ou voies express et sur lequel il existe un nombre conséquent de gares et haltes ferroviaires (Audun-le-Roman, Audun-le-Tiche, Basse-Ham, Florange, Fontoy, Hayange, Hettange-Grande, Kuntzig, Rédange, Thionville, Uckange, Volmerange-les-Mines, Yutz, Zoufftgen), parmi lesquelles seules les gares de Hettange-Grande, Thionville, Uckange et Volmerange-les-Mines sont plutôt bien desservies, toutes les autres sont sous-exploitées, abandonnées, voire fermées, désaffectées ou menacées de disparition. Voici le détail gare par gare :
- Audun-le-Roman : La gare est quotidiennement desservie par cinq départs vers Thionville, dont un seul train et quatre cars, et autant vers Longwy.
- Audun-le-Tiche : La gare, bien que sur le sol français, appartient aux CFL. De ce fait, l'accès aux trains en direction du Luxembourg est gratuit. Malgré cela, les autorités luxembourgeoises entendent déposer les rails pour mettre en place un BHNS, ce à quoi les autorités françaises ne semblent pas opposées, alors qu'un itinéraire bis Metz - Luxembourg via Uckange, Florange, Hayange, Fontoy, Audun-le-Roman, Audun-le-Tiche, et Esch-sur-Alzette semble possible.
- Basse-Ham : La gare existe et dispose de deux voies électrifiées. Malgré la présence de ces deux voies électrifiées sur tout le parcours d'Apach à Thionville, la Région ne semble pas disposée à y faire circuler plus que 4 trains par semaine, à savoir un aller-retour entre Metz et Trier le samedi et le dimanche. L'utilisation d'anciens trains SNCF entre Apach et Thionville (donc côté français uniquement, vu que des trains Deutsche Bahn circulent côté allemand) ne permettrait pas de réduire les temps de parcours des lycéens de communes comme Contz-les-Bains ou Montenach, tout en réduisant le trafic sur la D654 et axes avoisinants, donc les embouteillages, et donc la pollution ? En outre, pour passer la frontière entre Apach et Perl, un modèle de circulation similaire à ce qui est en place entre Forbach et Sarrebruck (liaison qui devrait d'ailleurs passer à 2 voire 4 trains/heure) serait simple à mettre en place, n'est-ce pas ?
- Florange : Là encore, les emprises (double voie électrifiée) existent. Comme à Audun-le-Roman, Audun-le-Tiche ou Basse-Ham, le retour du train ne devrait pas poser problème, puisque les emprises sont en bon état. Pas forcément besoin d'aménagement lourd, un équipement des quais similaire à Thieux Nantouillet ou Marles-en-Brie est suffisant.
- Fontoy : La situation à Fontoy est la même qu'à Florange, sauf que des quais semblent déjà (ou encore) exister à Fontoy.
- Hayange : Même situation qu'à Audun-le-Roman
- Hettange-Grande : Une des trois gares SNCF les plus desservies du territoire TEMOB. Dommage que le ticket de bus TEMOB ne donne pas accès aux trains sur le même périmètre, et non, ce n'est pas la Région qui refuse, mais bien TEMOB, car à Metz, un ticket ou abonnement de bus donne accès aux trains Fluo entre Metz, Metz-Nord, Woippy, Ars-sur-Moselle et Peltre.
- Thionville : La gare la plus desservie du territoire TEMOB, bien que les trains partent presque tous vers Luxembourg ou Metz.
- Uckange : Situation très similaire à celle d'Hettange-Grande, à la différence qu'Uckange est desservie par tous les trains voyageurs desservant Thionville (seuls les TER reliant Metz et Trier, et les TGV ne s'arrêtent pas à Uckange), alors que certains trains Fluo circulant entre Metz et Bettembourg ne marquent pas d'arrêt à Hettange.
- Volmerange-les-Mines : Voici la dernière des quatre gares les plus desservies du territoire TEMOB. Comme Audun-le-Tiche, c'est une gare CFL, mais amenée à rester en place. Seulement, une liaison par tram-train vers Hettange puis Thionville serait souhaitable, pour là encore diminuer le trafic routier.
- Yutz : c'est là exactement la même situation que Fontoy, à la différence près qu'aucun train voyageur ne dessert Yutz depuis des années.
- Zoufftgen : Voici une gare présente sur le plan TEMOB 2025, traversée par tous les trains Fluo circulant entre Metz et Bettembourg, ainsi que par les TGV, mais aucun train ne s'arrête à Zoufftgen, alors qu'il y a semble-t-il la place pour construire (ou plutôt aménager) des quais.
Document joint
Contribution n°193 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 10h14
Contribution n°192 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 09h59
La fédération Patrimoine-Environnement est née, en 2013, de la fusion entre la Fédération nationale des associations de sauvegarde des sites et ensembles monumentaux (FNASSEM) et la Ligue urbaine et rurale pour l’aménagement du cadre de vie français (LUR).
Association nationale reconnue d’utilité publique, agréée par le ministère chargé de l’Écologie et du Développement durable ainsi que par le ministère de l’Éducation nationale, Patrimoine-Environnement œuvre pour la protection et la mise en valeur du patrimoine archéologique, architectural, paysager et touristique, ainsi que pour l’amélioration du cadre de vie et la préservation de l’environnement.
Elle concourt à l’action et à la défense des associations adhérentes poursuivant les mêmes buts.
Le 5 mai 2026, vingt-cinq associations et collectifs ont remis une déclaration commune au préfet de la Moselle afin de s’opposer au projet A31 bis et de promouvoir des alternatives de mobilité plus durables. En tant que signataire de cette déclaration, Patrimoine-Environnement souhaite, par la présente contribution à l’enquête publique, réaffirmer son opposition à ce projet autoroutier.
Un projet aux conséquences patrimoniales et environnementales majeures :
Le projet A31 bis prévoit notamment :
• un tracé en covisibilité directe avec le domaine de Bétange, sa grille d’enceinte et l’allée des Marronniers inscrits aux Monuments historiques ;
• l’allée des Marronniers, refuge et corridor de déplacement des oiseaux et des chiroptères, est prise en étau avec une pollution lumineuse, sonore et atmosphérique supplémentaire générée par la ZAE ;
• le passage d’un tunnel à l’aplomb de l’allée des Marronniers.
Le domaine de Bétange constitue le seul monument historique directement impacté par le projet. Situé dans un territoire déjà fortement fragmenté par les infrastructures routières et ferroviaires, il représente un véritable réservoir de biodiversité et un espace de respiration écologique majeur. Avec la forêt domaniale de Florange, il forme un poumon vert de près de 300 hectares.
Un patrimoine historique exceptionnel :
Le domaine de Bétange, dernière résidence privée de maîtres de forge restée dans la même famille depuis sept générations, est un témoin majeur de l’histoire de la sidérurgie lorraine et de la mémoire industrielle régionale.
Il bénéficie aujourd’hui d’une protection patrimoniale intégrale :
• le parc et sa grille d’enceinte sont inscrits depuis 1993 ;
• le château est inscrit depuis 2007 ;
• l’allée des Marronniers est inscrite depuis le 13 mai 2025, à la suite d’une décision du Tribunal administratif de Strasbourg condamnant l’État à procéder à cette protection.
L’Autorité environnementale a d’ailleurs rappelé, dans son rapport du 15 janvier 2026, que « le domaine de Bétange et son alignement de marronniers d’Inde constituent un fort enjeu patrimonial et paysager » et qu’aucun autre monument historique ou site classé n’est concerné par le projet.
Un réservoir de biodiversité remarquable :
Le site de Bétange présente une richesse écologique exceptionnelle :
• plus de 70 espèces d’oiseaux y ont été recensées, soit près de 88 % des espèces observées sur l’ensemble du tracé A31 bis ; notamment le Grand Rhinolophe, le Murin de Bechstein, le Milan royal et le Pic mar… ;
• 13 espèces de chauves-souris protégées y sont présentes, représentant 68 % des espèces recensées sur le projet.
Le site accueille également une biodiversité importante en amphibiens, insectes et autres espèces.
Cette qualité environnementale est reconnue par de nombreux labels et distinctions :
• label européen « Wildlife Estates – Territoires de faune sauvage » : label européen prestigieux qui reconnaît la valeur écologique exceptionnelle du site et récompense les actions entreprises en faveur de la biodiversité ;
• label « Ensemble arboré remarquable de France » ;
• label « Refuge LPO » ;
• label « Refuge chauves-souris » ;
• première Obligation réelle environnementale (ORE) de la région Grand Est, signée pour 99 ans.
Le domaine est également l’un des cinq sites pilotes français de l’Observatoire Monuments Historiques et Développement Durable, programme scientifique conduit avec des chercheurs du CNRS, de l’Université Paris-Saclay et de plusieurs écoles d’architecture à l’initiative de la Demeure Historique. Le site de Bétange étant l’unique site sélectionné dans la région Grand-Est.
Des impacts environnementaux et sanitaires lourds :
Le projet entraînerait :
• une artificialisation supplémentaire de sols naturels et agricoles ;
• une aggravation des émissions de gaz à effet de serre ;
• des nuisances sonores, lumineuses et atmosphériques durables ;
• une dégradation importante du cadre de vie des riverains ;
• des conséquences irréversibles sur la biodiversité locale.
La présence de six voies de circulation, associée à un trafic estimé à près de 100 000 véhicules par jour, ainsi qu’à la proximité d’une ZAE et d’infrastructures logistiques supplémentaires, placerait le domaine de Bétange dans un environnement fortement dégradé.
Le mur anti-bruit prévu par le projet risque par ailleurs de renvoyer les nuisances sonores et la pollution vers le parc et l’allée des Marronniers. Quant au passage du tunnel sous l’allée, il menace directement le système racinaire de ces arbres centenaires.
L’Autorité environnementale a également souligné les insuffisances des études relatives :
• à la pollution de l’air ;
• aux émissions de gaz à effet de serre ;
• au bruit ;
• à l’imperméabilisation des sols ;
• aux impacts paysagers.
Demandes formulées dans le cadre de l’enquête publique :
Au regard de l’ensemble de ces éléments, Patrimoine-Environnement demande :
• l’abandon du projet de contournement ouest de Thionville ainsi que de la ZAE à proximité de l’allée des Marronniers et du parc de Bétange, qui y est associée ;
• à défaut, la réalisation d’une tranchée couverte entre la sortie 42 et l’entrée nord du tunnel ;
• Mise à 2×3 voies en priorité avec voie de covoiturage et de transports en commun entre Thionville (sortie 42) et la frontière luxembourgeoise, dans la continuité de l'A3 luxembourgeoise.
• Optimisation de la traversée de Thionville (rambarde modulable, tunnel, délestage des poids lourds vers l'A30), sans construire de nouveau tronçon.
• la réorientation immédiate des investissements vers des solutions de mobilité réellement durables, sobres et respectueuses des territoires : Réseau Express Métropolitain, ferroutage, transport fluvial.
La protection du domaine de Bétange constitue aujourd’hui un enjeu majeur de préservation du patrimoine historique, du paysage, de la biodiversité et du cadre de vie des habitants.
Documents joints
Contribution n°191 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 07h15
Plus écologique, moins de trafic, moins de destruction du bandeau routier creusé par les milliers de camions journaliers, moins de pollution. Au final plus de fluidité et certainement moins d'accidents.
Et passer l'a31 en 3 voies, et donc nature préservée sur le futur tracé.
Contribution n°190 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 07h03
Il y a tellement d'autres manières de réduire le trafic en mettant l'accent sur les transports en commun. Tant de villages ont des gares sncf ou routières.
Cette idee et ces politiques sont d’un autre temps.
Contribution n°189 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 06h16
Contribution n°188 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 06h15
Ne pas oublier les entreprises qui seront délocalisées afin de maintenir le tissu économique de Florange.
Contribution n°187 (Web)
Déposée le 20 mai 2026 à 06h12