Contribution n°1166 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 16h08
Le gouvernement luxembourgeois ne veut pas de ce projet. Adoptons une stratégie concertée: abandonnons le.
Contribution n°1165 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 16h00
L'évasion fiscale du concessionaire vers le Luxembourg ne contribue pas au développement économique du sillon lorrain. Ne pas confondre le développement économique du Luxembourg et celui de la Lorraine, ce n'est pas pareil. Il n'y a pas de vase communiquant. Il n'y a pas ou presque d'investisssements luxembourgeois en Lorraine, à part quelques commerces et quelques immeubles et encore.
Contribution n°1164 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 15h31
- la défiscalisation luxembourgeoise du concessionnaire ne favorise pas le tissu économique local, elle le prive de ressources financières importantes
- la protection des habitants demande une approche écologique qui n'est pas celle du projet
Contribution n°1163 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 15h26
Cette déclaration sera précédée de quelques jours d'un reportages sur RTL Luxembourg (RTL.lu) ,
Contribution n°1162 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 15h13
Il faut bien comprendre que le but du projet est d'enrichir un concessionnaire défiscalisé au Luxembourg.
On aurait pus se contenter de laisser juste filer un peu d'argent public vers ses poches luxembourgoises.
Non , ça ne suffit pas, on lui octroie les péages qu'il pourra augmenter à sa guise.
Un scandale écologique et financier.
Contribution n°1161 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 15h08
C'est de l'humour? : ".. engagements .. reports de trafic sur le réseau secondaire".
Comment s'engager sur quelque chose qu'on ne maîtrise pas ?
"reports de trafic sur le réseau secondaire": les villages près de la frontière vont en baver.
Contribution n°1160 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 15h02
Contribution n°1159 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 14h57
Contribution n°1158 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 14h29
Nous considérons qu’il s’agit d’un projet obsolète et écocidaire, comme le sont l’ensemble des projets routiers et autoroutiers du pays aujourd’hui et qui sont d’ailleurs largement rejetés par les populations locales impactées comme c’est le cas de l’A31bis.
Les raisons légitimes du rejet de ce projet sont multiples :
- C’est un projet du passé, pensé dans les années 80 et qui ne répond plus à aucune contrainte ou à aucun besoin d’aujourd’hui
- C’est un projet inutile. Le gain de temps estimé de trajet sur ce tronçon est ridicule, à peine une dizaine de minutes avec un désengorgement potentiel minime et par ailleurs largement remis en question par l’ensemble des études sur ce sujet. Toutes les études concrètes le montrent, plus de route conduit à plus de trafic et jamais un nouveau tronçon routier n’a permis de réguler un trafic trop dense.
- Il s’agit d’un projet polluant à tous points de vue : pollution atmosphérique (augmentation du trafic notamment poids lourds) pollution sonore et visuelle, dans un secteur déjà lourdement impacté.
- C’est un projet écocidaire en raison de la bétonisation et de l’artificialisation de nombreuses terres naturelles et agricoles, avec un impact désastreux sur la biodiversité (oiseaux, chiroptères...) touchant des corridors écologiques essentiels au vivant dans le secteur et grignotant le « poumon vert » local (forêt de Terville) ou des zones patrimoniales (château de Bétange, route des marronniers...).
- C’est un projet extrêmement coûteux, plusieurs milliards d’euros et qui occasionnera un véritable racket des usagers qui devront s’acquitter d’un péage exorbitant après avoir déjà payé en tant que contribuable. Tout cela viendra largement engraisser les multinationales concessionnaires. C’est donc aussi un projet économique désastreux.
- C’est un projet qu’on peut éviter, en développant l’alternative du train, des bus, du covoiturage et en relocalisant au maximum nos emplois. A ce titre, une accélération de la mise en œuvre du SERM pour une offre de mobilité fiable et cadencée à hauteur des besoins.
- C’est un projet entâché de graves dysfonctionnements démocratiques et qui fait l’objet d’un profond rejet des habitantes et habitants directement impacté·es.
Pour toutes ces raisons et au nom du groupe municipal de l’Union de la Gauche et des Ecologistes Pour Metz, nous nous opposons à ce projet de l’A31bis et demandons que celui-ci soit définitivement abandonné, à la faveur de forts investissements dans les alternatives décarbonnées.
Charlotte Leduc
Jérémy Roques
Barbara Bernardi
Jean-François Secondé
Contribution n°1157 (Web)
Déposée le 16 juin 2026 à 14h25
Ces délibérations successives traduisent une position constante fondée sur deux principes complémentaires : la reconnaissance de la nécessité d'améliorer durablement la mobilité transfrontalière dans le Nord mosellan et la volonté de préserver la qualité de vie des habitants, le patrimoine, l'environnement et l'activité économique locale.
La commune rappelle que le territoire connaît depuis plusieurs décennies une saturation croissante des infrastructures de transport liée notamment au développement des flux transfrontaliers avec le Luxembourg. L'autoroute A31 constitue aujourd'hui un axe structurant pour les déplacements quotidiens, le transport de marchandises et le développement économique régional. Les études présentées dans le cadre de l'enquête publique soulignent que le trafic a progressé de plus de 30 % en vingt ans et que les perspectives démographiques et économiques conduisent à anticiper une aggravation des congestions en l'absence d'aménagements complémentaires.
Dès 2019, le Conseil municipal soutenait le principe d'un aménagement permettant de répondre aux besoins de mobilité du territoire tout en rejetant les solutions susceptibles de créer de nouvelles coupures urbaines ou d'accroître les nuisances pour les habitants. Il demandait notamment l'abandon d'une traversée de Florange en viaduc ou en tranchée couverte au profit d'un tunnel profond, la déviation du trafic de transit sur une nouvelle infrastructure et la mise en œuvre de protections renforcées pour les populations riveraines.
En 2022, lors de la concertation publique relative au choix du tracé du contournement de Thionville, la Ville de Terville s'est opposée à la variante F10-Viaduc. Elle estimait que cette solution aurait eu pour conséquence d'enclaver durablement la commune entre deux infrastructures autoroutières, d'aggraver fortement les nuisances sonores et atmosphériques, d'affecter des espaces naturels sensibles et de compromettre plusieurs projets de développement urbain et environnemental.
La décision ministérielle du 5 janvier 2024 a retenu la variante F4 avec tunnel profond sous Florange. Ce choix constitue une évolution majeure du projet et répond à plusieurs demandes exprimées de longue date par les collectivités locales, dont la Ville de Terville. L'État a également décidé de renforcer les protections acoustiques, d'allonger le tunnel grâce à des tranchées couvertes complémentaires, de maintenir les fonctionnalités des échangeurs locaux et d'améliorer l'insertion paysagère de l'infrastructure.
Le projet actuellement soumis à l'enquête publique prévoit ainsi :
• l'élargissement de l'A31 existante à trois voies entre Richemont et la frontière luxembourgeoise ;
• la création d'un contournement ouest de Thionville à 2 × 2 voies d'environ 7 kilomètres ;
• la réalisation d'un tunnel d'environ 2,6 kilomètres sous Florange ;
• la création d'une voie réservée aux transports en commun afin d'accompagner le développement des mobilités alternatives ;
• la réalisation de protections acoustiques sur l'ensemble du secteur concerné ;
• la modernisation des échangeurs de Richemont, Sainte-Agathe et de l'Étoile ainsi que plusieurs aménagements environnementaux et hydrauliques.
La commune constate donc que plusieurs revendications formulées dans ses précédentes motions ont été prises en compte. Toutefois, elle considère que plusieurs points de vigilance demeurent et doivent être examinés avec la plus grande attention dans le cadre de la présente enquête publique.
Le premier concerne l'implantation de la tête sud du tunnel. La Ville de Terville considère que celle-ci doit être située au sud de la RD 952 afin d'éviter toute co-visibilité avec les secteurs urbanisés et de limiter les impacts pour les riverains. Elle estime que le maintien de cette infrastructure dans un environnement urbain constituerait une dégradation significative de l'insertion du projet.
Le second point porte sur la protection du secteur de Bétange et des habitants situés à proximité de la sortie nord du tunnel. La commune réaffirme sa demande de réalisation d'une tranchée couverte ou de dispositifs présentant un niveau de protection équivalent afin de réduire durablement les nuisances sonores, atmosphériques, lumineuses et paysagères.
La Ville demeure également particulièrement attentive aux conséquences du projet sur les zones d'activités de Sainte-Agathe et de la Feltière. Les incertitudes foncières qui pèsent sur plusieurs dizaines d'entreprises et sur plusieurs centaines d'emplois nécessitent un accompagnement renforcé et une concertation permanente avec les acteurs économiques concernés.
Enfin, la commune considère que les engagements annoncés par l'État concernant les protections acoustiques, les merlons paysagers, la limitation des reports de trafic sur le réseau secondaire, les tranchées couvertes et la préservation des fonctionnalités des échangeurs locaux devront être intégralement respectés et faire l'objet d'un suivi rigoureux durant les phases de conception, de réalisation et d'exploitation de l'infrastructure.
En résumé, la Ville de Terville apparaît constante autour de cinq principes directeurs :
• La reconnaissance de la nécessité d'améliorer les infrastructures de mobilité du Nord mosellan,
• Le refus des solutions ayant pour effet d'aggraver les nuisances ou de porter atteinte à la qualité de vie des habitants,
• L’exigence de réalisation de tranchées couvertes et de mesures de protection renforcées pour les riverains, les espaces naturels, le patrimoine et les activités économiques impactés par le projet A31bis,
• L’étude, a minima, de la proposition formulée par M. Léonard en comité de pilotage visant à prolonger le tunnel prévu sous Florange, notamment au niveau de sa sortie à Terville ;
• La réalisation d’une étude prospective afin d’évaluer l’impact sur la qualité de l’air
Ainsi, à l'occasion de la présente enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique, la Ville de Terville réaffirme son soutien à une amélioration des infrastructures de mobilité du Nord mosellan tout en demandant que les engagements pris par l'État soient consolidés et que les dernières préoccupations relatives à la protection des habitants, du patrimoine et du tissu économique local soient pleinement prises en considération avant toute décision définitive.
Olivier Postal
Maire de Terville
Vice-président de Thionville Fensch Agglomération