Contribution n°1912 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 11h52
À la suite de la lecture du dossier d'enquête publique, je souhaite exprimer mon soutien au projet A31bis. En tant que résidente de Thionville, je considère que ce projet est nécessaire pour améliorer les déplacements, renforcer la sécurité et faciliter les échanges avec le Luxembourg.
Cordialement,
Contribution n°1911 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 11h50
Monsieur le Président de la commission d'enquête, Madame et Monsieur les commissaires enquêteurs,
Je me permets de verser au registre une observation favorable au projet d'aménagement de l'A31 bis – secteur nord, à sa déclaration d'utilité publique, à la mise en compatibilité des sept plans locaux d'urbanisme concernés et au classement en autoroute du contournement ouest de Thionville.
Je le fais à un double titre. D'abord comme citoyen attaché à ce que l'intérêt général ne soit pas confisqué par une minorité. Ensuite comme membre de l'association VIA81 et créateur du collectif « Pour l'autoroute A69 », dont l'expérience récente en Occitanie me paraît devoir éclairer utilement la présente enquête. Permettez-moi d'exposer pourquoi.
Sur l'utilité publique du projet. On rappellera d'abord les ordres de grandeur, car ils suffisent à fonder l'intérêt public majeur. Près de 130 000 travailleurs frontaliers circulent quotidiennement entre la Lorraine et le Luxembourg, sur un axe dont la saturation aux heures de pointe, en particulier dans la traversée de l'agglomération de Thionville, est un fait établi et non une opinion. Le projet prévoit la création de seulement 7 km de tracé nouveau pour contourner Thionville, un tunnel à Florange et l'élargissement de l'actuelle A31, l'une des voies de la section nord étant réservée aux transports en commun et au covoiturage. On notera, à l'intention de ceux qui opposent rituellement la route au rail, que la France et le Luxembourg sont parallèlement engagés dans un programme d'augmentation de la capacité de la ligne ferroviaire, tandis que le Luxembourg élargit lui-même l'A3 à 2×3 voies à l'horizon 2030. Le projet est donc multimodal et transfrontalier, non l'« autoroute du passé » que caricaturent ses détracteurs.
Sur le financement, qui nourrit l'essentiel des critiques : l'infrastructure, évaluée à 1,07 milliard d'euros, sera financée par un péage en flux libre dans le cadre d'une mise en concession. Autrement dit, dans un contexte budgétaire contraint, le contribuable lorrain n'en supporte pas la charge — argument que l'on s'étonnera de voir retourné contre le projet par ceux-là mêmes qui réclament par ailleurs la sobriété de la dépense publique. Le préfet de la Moselle ne dit pas autre chose lorsqu'il qualifie le dossier d'« opportunité quasi historique » et juge qu'il serait « contre-productif » de ne pas le réaliser, s'agissant d'un itinéraire envisagé depuis près de trente ans.
Sur la leçon de l'A69. C'est ici que mon expérience de terrain me semble pouvoir servir vos travaux. L'A69, déclarée d'utilité publique en 2018, a vu son chantier — pourtant très avancé — suspendu net le 27 février 2025 par le tribunal administratif de Toulouse, au motif qu'elle ne répondrait pas à une « raison impérative d'intérêt public majeur ». Cette parenthèse a été refermée par le droit, et par lui seul. Le 30 décembre 2025, la cour administrative d'appel de Toulouse a annulé ce jugement et reconnu que le projet répondait bien à une raison impérative d'intérêt public majeur, jugeant légales les autorisations délivrées par l'État. Puis, le 15 juin 2026, devant le Conseil d'État, le rapporteur public a demandé le rejet des pourvois en cassation des opposants.
Je veux insister sur le motif retenu par la cour, car il commande directement la présente enquête. La cour a fondé l'intérêt public majeur sur le fait que l'autoroute desservirait le bassin de vie de Castres-Mazamet, qui compte plus de 130 000 habitants. Or l'A31 bis dessert un flux frontalier d'un ordre de grandeur identique — environ 130 000 actifs. Si 130 000 habitants justifient juridiquement l'intérêt public majeur d'un désenclavement, on conçoit mal qu'autant d'actifs immobilisés chaque jour aux heures de pointe ne le justifient pas a fortiori. Cour-administrative-appel
Sur la méthode. L'A69 n'a pas seulement subi des recours — c'est le droit de chacun, et c'est sain. Elle a aussi été la cible d'occupations illégales d'emprises aux abords du chantier et d'un climat de confrontation entretenu par une frange radicale qui, faute d'avoir convaincu par les urnes ou par le débat, a tenté d'imposer son veto par le fait accompli. Pendant ce temps, la majorité des collectivités locales s'était exprimée en faveur du projet et l'attente locale demeurait forte — la démocratie représentative et l'expertise contre l'obstruction.
Je forme donc un vœu, qui est aussi un avertissement tiré de l'expérience : que la présente enquête publique demeure ce qu'elle doit être — le lieu légitime et apaisé de l'expression de tous, y compris des opposants — et non le prétexte d'une délégitimation par le tumulte. Le registre que vous tenez est précisément l'instrument démocratique que la minorité radicale a méprisé ailleurs. Le respecter, c'est aussi refuser que les grands chantiers d'intérêt national restent éternellement otages d'une stratégie d'épuisement procédural et de blocage.
Pour l'ensemble de ces motifs, j'émets un avis favorable à la déclaration d'utilité publique du projet A31 bis – secteur nord, ainsi qu'aux mises en compatibilité et au classement en autoroute qui l'accompagnent.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, Madame et Monsieur les commissaires enquêteurs, l'expression de ma considération distinguée.
FRANDSEN Antony — membre de l'association VIA81, créateur du collectif « Pour l'autoroute A69 »
Contribution n°1910 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 11h45
Contribution n°1909 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 11h40
Les enjeux de saturation de l’axe A31 sont réels et l’intérêt d’une amélioration des conditions de circulation sur le territoire, susceptible de réduire la congestion de l’autoroute et d’améliorer les déplacements quotidiens, apparaît justifié. Ce projet répond à un besoin identifié de fluidification du trafic, notamment dans un contexte de forte pression transfrontalière.
Toutefois, l’augmentation de la capacité routière ne constitue pas, à elle seule, une réponse durable aux problématiques de mobilité. Le projet comporte en effet un risque de trafic induit à moyen et long terme ainsi que des impacts environnementaux significatifs.
Il devra impérativement être accompagné de solutions alternatives à l’usage individuel de la voiture afin de désengorger les flux transfrontaliers et d’absorber les risques de report modal sur le réseau secondaire, notamment pour les usagers qui ne souhaiteront pas emprunter une infrastructure payante. La mise en place de cette nouvelle section autoroutière à péage impose ainsi à l’ensemble des acteurs de la mobilité de proposer des alternatives crédibles, accessibles et attractives, impliquant des investissements conséquents en matière de transports collectifs et de mobilités durables.
Une articulation étroite entre le projet A31 bis et les autres politiques de mobilité devra être mise en œuvre afin d’assurer une approche multimodale et coordonnée, garantissant la complémentarité du projet avec les investissements déjà engagés dans les mobilités durables, notamment les lignes de Bus à Haut Niveau de Service et le développement du Service express régional métropolitain. Ces démarches structurantes reposent sur des engagements financiers importants des collectivités dans un contexte budgétaire contraint.
Les collectivités ne peuvent agir seules et l’État doit accompagner les territoires en mobilisant les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre d’une politique de mobilité cohérente et multimodale, incluant notamment les projets de SERM et de transports collectifs structurants.
Enfin, le projet devra être compatible avec les documents de planification, notamment les Plans locaux d’urbanisme et le Plan de mobilité, afin d’éviter toute contradiction avec les objectifs de réduction de la dépendance automobile, de limitation de l’étalement urbain et de transition écologique
Nous vous remercions de l'attention portée à cette contribution et vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre considération distinguée.
Remy DICK, Président du TeMo
Documents joints
Contribution n°1908 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 11h20
Ci-joint, la contribution d'ADILEE.
Cordialement,
Le Président de l’assocation ADILEE
RA TI Thionville Volume 55
Document joint
Contribution n°1907 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 10h28
Par contre pour tous les riverains concernés ce sera pollution sonore, visuelle et olfactive. Sans mentionner que le creusement du tunnel profond sous plusieurs kilomètres a Florange fera vibrer les sols et provoquera des fissures sur bon nombre de maisons des quartiers du voisinage.
Cette enquete publique n'est que poudre aux yeux, on vous demande votre avis mais en fait on déjà décidé pour vous ! Et vous financerez malgrés vous avec une partie de vos impots...
Contribution n°1906 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 10h27
Contribution n°1905 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 09h58
COMMUNE DE KANFEN
Enquête publique relative au projet A31 bis
Secteur Nord
Tout d’abord, au nom de l’ensemble du Conseil municipal de Kanfen, nous souhaitons réaffirmer de façon claire et déterminée notre soutien au projet d’A31 bis dans la configuration présentée à l’enquête publique.
Cette infrastructure constitue une réponse nécessaire à la saturation chronique de l’autoroute A31 et aux difficultés croissantes de déplacement rencontrées quotidiennement par les habitants du Nord mosellan. Elle représente également un enjeu majeur pour l’attractivité économique et le développement de notre territoire frontalier.
Toutefois, la commune souhaite formuler plusieurs observations et demandes destinées à améliorer la prise en compte des intérêts des riverains et des collectivités concernées.
1. Protection acoustique des riverains
L’étude d’impact met en évidence, dans certains secteurs proches de Kanfen, des niveaux sonores compris entre 65 et 70 dB, alors même que les valeurs généralement recherchées pour la protection des zones habitées sont inférieures à ces seuils.
La commune demande qu’une attention particulière soit portée au secteur situé à proximité du pont en direction de Zoufftgen, où plusieurs habitations pourraient être exposées à des nuisances sonores importantes.
À ce titre, nous sollicitons :
la réalisation de mesures acoustiques complémentaires sur ce secteur ;
l’étude du prolongement du merlon antibruit jusqu’au pont autoroutier afin d’assurer une protection cohérente des habitations les plus proches de l’infrastructure ;
la mise en place, si nécessaire, de dispositifs complémentaires permettant de garantir le respect des objectifs de protection acoustique.
2. Préservation de la qualité de l’air
Si l’électrification progressive du parc automobile contribuera à réduire certaines émissions polluantes, le trafic poids lourds demeurera une source importante d’émissions atmosphériques pour de nombreuses années encore.
Compte tenu de la forte proportion de poids lourds empruntant cet axe (30% du traffic), la commune souhaite connaître les mesures envisagées pour limiter l’impact du projet sur la qualité de l’air des populations riveraines.
Nous demandons notamment que soient étudiés :
les dispositifs de régulation du trafic les plus favorables à la réduction des émissions ;
les éventuelles limitations de vitesse adaptées aux poids lourds ;
la mise en place d’un suivi régulier de la qualité de l’air après la mise en service de l’infrastructure.
3. Tarification et préservation de l’équilibre territorial
La commune a déjà exprimé à plusieurs reprises sa préoccupation concernant les conséquences d’un péage sur les déplacements quotidiens des habitants du territoire frontalier.
Les communes situées entre Thionville et la frontière luxembourgeoise entretiennent des liens économiques, commerciaux et administratifs étroits avec l’agglomération thionvilloise. Une tarification inadaptée pourrait conduire à une modification des comportements de déplacement et pénaliser l’activité économique locale.
La commune demande donc qu’un dispositif tarifaire préférentiel soit étudié pour les riverains du territoire concerné.
Par ailleurs, elle souhaite obtenir des garanties sur les mesures qui seront mises en œuvre afin de limiter les phénomènes de report de trafic vers le réseau routier secondaire.
4. Gouvernance de la concession
La commune s’interroge sur les modalités de gouvernance de la future concession autoroutière.
Dans la mesure où les collectivités territoriales seront directement impactées par les conséquences du projet, il apparaît légitime qu’elles puissent être associées à la réflexion sur son exploitation future.
La commune souhaite ainsi connaître :
les possibilités de participation des collectivités territoriales au sein des structures de gouvernance de la concession ;
les dispositifs envisagés pour associer les collectivités au suivi de l’exploitation de l’infrastructure ;
5. Aménagement de l’échangeur n°44 de Kanfen
Bien que ce point ne relève pas directement du périmètre de la présente enquête publique, la commune souhaite attirer l’attention du maître d’ouvrage sur les conséquences du réaménagement envisagé de l’échangeur n°44.
Le projet présenté entraîne une emprise supplémentaire sur des terrains communaux actuellement aménagés au bénéfice des habitants. Il affecte également des réserves foncières stratégiques pour le développement économique de l’intercommunalité, alors même que les disponibilités foncières demeurent particulièrement limitées sur ce secteur frontalier.
Dans ce contexte, la commune demande qu’une étude approfondie soit menée afin d’évaluer la possibilité de maintenir l’échangeur dans sa configuration actuelle ou, à défaut, de rechercher une solution limitant significativement les impacts fonciers sur les propriétés communales et intercommunales.
Conclusion
La commune de Kanfen réaffirme son soutien au projet A31 bis, dont elle reconnaît l’intérêt stratégique pour le Nord mosellan et l’ensemble du territoire frontalier.
Elle souhaite toutefois que les observations formulées dans la présente contribution soient pleinement prises en compte afin de garantir un équilibre satisfaisant entre les impératifs de mobilité, la qualité de vie des habitants, la préservation de l’environnement et les intérêts des collectivités locales et qu’une réponse soit apportée sur chacun des points évoqués.
Denis BAUR
Maire de Kanfen
Document joint
Contribution n°1904 (Web)
Déposée le 26 juin 2026 à 09h56
L'élargissement a 2x3 voies et la solution la plus simple mais la traversée de Thionville sera toujours un problème.
Contribution n°1903 (Mairie de Richemont)
Déposée le 25 juin 2026 à 11h00