Contribution n°144 (Web)
Déposée le 18 mai 2026 à 07h34
Je suis contre ce projet.
Contribution n°143 (Web)
Déposée le 18 mai 2026 à 02h16
Contribution n°142 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 22h37
Contribution n°141 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 22h28
Contribution n°140 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 22h27
Contribution n°139 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 22h25
L’A30 actuelle est déjà largement insupportable en matière de nuisances sonores. Ajouter davantage de voies ne fera qu’aggraver la situation pour les habitants, sans résoudre durablement les problèmes de circulation. Car contrairement à ce que vous affirmez, ce projet ne désengorgera pas les bouchons : l’histoire montre que l’augmentation des capacités routières finit toujours par attirer encore plus de trafic.
À cela s’ajoutent des années de travaux, une pollution accrue, une baisse de la valeur de nos biens immobiliers et un quotidien sacrifié, pendant que les décideurs politiques restent sourds aux conséquences réelles pour les habitants.
Cette pseudo-concertation n’est qu’une façade. Les habitants d’Uckange ont été mis devant le fait accompli dès le départ, sans réelle écoute ni considération. Vous imposez un projet dépassé, coûteux et destructeur, totalement déconnecté des enjeux écologiques, économiques et humains de notre époque.
Nous refusons d’être les victimes silencieuses de décisions prises loin du terrain et de la réalité vécue par les riverains.
NON au projet A31 bis.
Contribution n°138 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 21h36
Le projet est compréhensible car cette autoroute est effectivement souvent saturée. Le choix du tracé est cohérent. Cependant, le choix d'imposer un péage est très certainement une mauvaise idée. D'une part elle va être très coûteuse pour les travailleurs frontaliers qui empruntent cette route chaque jour. D'autre part le péage risque d'entraîner un report sur l'A30, sur la 2x2 voies qui traverse Thionville (actuelle A31) et sur les petites routes annexes. Ça sera donc double peine pour les riverains: autoroute payante et circulation saturée sur les routes annexes. C'est donc inacceptable et ça rend le projet beaucoup moins intéressant. Il est indispensable de revoir le financement du projet.
Contribution n°137 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 20h10
L'attractivité de Florange en prend encore pour son grade. Mais à qui profite l'éventration de la ville?
Contribution n°136 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 17h04
Le projet d’A31 bis sur la commune de Florange m’interpelle grandement. Les points qui, en tant que citoyen florangeois, m’amènent à être en désaccord avec ce projet sont nombreux. Connaissant de très près la problématique des travailleurs frontaliers sujets aux difficultés de transport individuel ou collectif entre la France et le Luxembourg, il me parait très improbable que la solution se trouve dans la création d’une « déviation » qui rabattra les usagers aux lieux d’engorgements actuels.
Il est évident sur les plans fournis par l’étude du cabinet IRIS que le contournement tel que proposé par le projet de l’A31 bis ne permet une dilution éventuelle de circulation que sur une portion du tronçon Metz-Luxembourg allant dans le cas du tracé F5 de l’échangeur A30-A31 à hauteur de Richemont jusqu’ à la jonction A31 bis-A31 soit, une dizaine de kilomètres. Ce projet constitue donc dans les faits, un contournement de Thionville et non une voie de circulation fluidifiante sur une distance significative pour les travailleurs frontaliers. De même quel impact aura la jonction A31 bis-A31 si ce n’est celle d’un effet entonnoir entrainant le passage de deux axes de circulation à un seul avec donc, la division par deux du nombre de voies de circulation. Il va sans dire que cet effet entonnoir en plus d’accentuer les phénomènes de bouchon déjà existants risque d’être tout particulièrement accidentogène. L’hérésie du projet A31 bis irait donc jusqu’ à aggraver la situation et les fortes tensions existantes au lieu de les solutionner ? A l’heure où une transition écologique et des transports est engagée au niveau international est-il normal et logique de prôner le tout voiture tel que ce projet l’encourage alors que la solution des transports en commun reste elle sous exploitée et largement perfectible ?
En effet, cela semble aberrant qu’une zone urbanisée telle que l’est la vallée de la Fensch ne permette pas meilleur accès aux transports en commun et une optimisation du trafic ferroviaire. Un habitant de Florange, commune essentiellement impactée par le projet d’A31 bis ne peut aujourd’hui bénéficier que de manière médiocre de la faible distance, moins de 10km, le séparant des gares de Thionville et d’Uckange. S’il n’est pas automobiliste ou, s’il souhaite pour une raison citoyenne, écologique et/ou financière de ne pas utiliser son véhicule pour ses déplacements professionnels le, la florangeois(e) travaillant au Luxembourg ne bénéficie pas des moyens nécessaires pour se rendre en sécurité et/ou dans des délais raisonnables n’impactant pas sa vie personnelle et familiale aux gares citées supra.
La piste cyclable sortant de Florange en direction d’Uckange par la rue Nationale s’arrête à la sortie de la commune pour reprendre seulement, à l’entrée d’Uckange. De fait, le manque de pistes cyclables sécurisées sur seulement 1km environ à cet endroit rebute à raison les cyclistes potentiels. Ceci est particulièrement vrai en période hivernale où l’éclairage est insuffisant pour circuler en toute sécurité à vélo sur une route départementale aussi passante. Les pistes cyclables permettant d’envisager le trajet Florange-gare d’Uckange à vélo pour un(e) travailleur(euse) frontalier(e) existent en venant du quartier d’Ebange mais, imposent aux résident(e)s venant du quartier du triangle mais aussi des
communes de Fameck et Séremange un détour d’environ 5km là où il ne manque qu’un seul kilomètre de voie cyclable à aménager et sécuriser en venant de la rue Nationale de Florange. Ceci n’est qu’une des illustrations démontrant que le projet de l’A31bis est très dégradant sur les plans « cadre de vie » et « environnemental » alors même que les solutions de circulations douces ne sont pas optimisées en amont pour limiter les problématiques liées aux navetteurs qui ne cessent de croître depuis une quinzaine d’année. Quand bien même, le la travailleur(euse) frontalier(e) florangeois(e) ne souhaite pas se rendre à la gare d’Uckange à vélo mais en bus, ceci, devient alors pour lui/elle un parcours du combattant avec des navettes inexistantes et/ou des délais de trajets absolument absurdes et décourageants. Il en va de même pour se rendre à la gare de Thionville. A ce jour, aucune navette ne permet aux personnes concernées de se rendre vers les gares alors que, dès 7 heures, le stationnement des automobilistes est un de problèmes de plus pour les potentiels usager(e)s du train.
Une autre forme de transport collectif et écologique qui me semble envisageable - sans création d’infrastructures supplémentaires et pourtant délaissée pour l’heure - est l’accroissement des transports de marchandises voire le transport de personnes par voie fluviale. La Moselle est navigable sans aménagement particulier puisque déjà parcourue par des péniches commerciales, ce qui pourrait permettre une liaison France-Luxembourg en direction de Rémich (Luxembourg) via de nombreuses localités habitées par les frontalier(e)s telles que Thionville, Basse Ham, Sierck les Bains ect.
Par ailleurs, alors que les changements climatiques subis et ceux annoncés sont une véritable menace pour nous-mêmes, nos modes de vie et le monde dans lequel nous vivons, un projet tel que celui de l’A31 bis s’inscrit totalement à l’encontre des mesures prônées pour limiter la catastrophe. En effet, ce projet est à lui seul une bombe anti écologique de par les gaz à effet de serre (GES) qu’il engage de manière directe lors de sa création et de son utilisation future mais aussi, de manière indirecte de par l’impact sur les sols et milieux touchés par les différents tracés envisagés. A ce sujet, le rapport intitulé « les impacts du réseau routier sur l’environnement » publié par l’IFEN met bien en évidence la consommation énergétique ahurissante qu’implique la création de 50km d’autoroute ainsi que l’émission de GES émit par la création de ce type de projet. En effet, selon ce rapport, près de 10% des impacts gazeux et énergétiques d’un projet autoroutier sont d’ores et déjà émis et consommés lors de la création de l’infrastructure. Ceci signifie donc, que même si tous les véhicules empruntant l’A31 bis dans le futur venaient à être thermiques ce projet aurait malgré tout un impact carbone non négligeable d’autant plus que l’on sait avec certitude que la création et le recyclage des voitures électriques est loin d’approcher la neutralité carbone, bien au contraire !
A cela vient s’ajouter la perte de puits de carbone par l’imperméabilisation des sols se trouvant sur les différents tracés. Terres arables, friches et même, dans le cas du tracé F5, les forêts sont menacées dans leurs rôles futurs les plus essentiels au vu des scénarii émis par le GIEC. La forêt domaniale de Florange dite « Bois de l’étoile » se voit lacérée par le tracé F5. Cet îlot forestier épargné jusqu’à présent par l’urbanisation galopante de la région grâce à son statut d’espace boisé se voit désormais au nom d’un projet qui n’a ni queue ni tête, menacée dans son intégrité. Ni la période de très forte activité sidérurgique ni la pression foncière liée à l’appel salarial du Luxembourg n’ont à ce jour pu entamer cet écosystème à la lisière duquel les villes d’Hayange et de Florange ont été contraintes à juste titre de s’arrêter.
Ce projet, a été pensé il y a trois décennies sous le nom de VR52 puis A32 et n’a jamais vu le jour en raison de son coût exorbitant et de ses contraintes techniques et humaines. Aujourd’hui rebaptisé A31 bis le projet n’en est pas moins mirobolant sur le plan financier et ce quel que soit le tracé proposé. Mirobolant sur le plan financier, destructeur sur le plan humain et environnemental ce projet est obsolète et dépassé à l’heure de la COP27, de la mobilité douce. Ce projet est non seulement obsolète mais aussi inutile et aberrant puisqu’il ne résoudra en rien les problèmes de mobilité de l’axe Metz-Luxembourg ni des abords de l’A31.
La forêt domaniale de Florange, domaine privée de l’Etat de par son statut juridique certes mais forêt publique par excellence pourrait-elle être défigurée et spoliée au nom d’un projet insensé ? Le Bois de l’étoile, est comme toute forêt un filtre purificateur de l’air que nous respirons et de l’eau que nous buvons. A cela il faut ajouter que ce massif géré durablement par l’Office National des Forêts, renouvelé sylvicolement parlant essentiellement par régénération naturelle est constitué en grande partie par des essences autochtones (chêne, charme, érable…) avec toute la diversité génétique que cela implique ce qui, est un atout non négligeable dans le contexte de bouleversement climatique et de dépérissement forestier que nous vivons. Ce milieu boisé se rapproche autant que possible des forêts naturelles et sauvages. Se rapproche du sauvage oui, est sauvage et complètement naturelle non ; Affirmer le contraire serait malhonnête ! Si la forêt domaniale de Florange s’éloigne quelque peu des forêts dites complétement naturelles et vierges ce n’est pour d’autres raisons que d’être multifonctionnelle. De la production de bois, matériaux renouvelables et gardiens du carbone capté s’il en est, au rôle sociétal en passant par le rôle écologique voilà les fonctions assignées
à de nombreuses forêts publiques dont fait partie la forêt domaniale de Florange. Il vaut parfois la peine de dire des évidences, d’enfoncer des portes ouvertes lorsque les enjeux ne permettent pas de laisser quoi que ce soit au hasard : de la bêtise humaine visiblement infinie dans son acharnement. Oui, il est évident de dire que le rôle sociétal de cette forêt sera fortement dégradé si celle-ci est traversée par une autoroute. Bien sûr, les balades en famille, le sport nature ou bien encore la chasse n’y seront pas exclus mais, qui peut nier qu’avoir ces activités avec le chant assourdissant des véhicules à proximité n’en sera pas aussi agréable. Oui, il est évident de dire que le rôle écologique de ce massif forestier sera amputé d’une part importante de son potentiel de départ. Il est reconnu depuis longtemps que les projets tels que celui du tracé F5 sont une dégradation durable si ce n’est irréversible des écosystèmes, impactant la faune, la flore et de la continuité de ces habitats. C’est d’ailleurs pour préserver les écosystèmes qu’a été créé en 2007 à la suite du Grenelle de l’environnement la notion de trame verte et bleue. Ceci constitue un grand enjeu national et même européen afin de stopper le morcellement et la fragmentation des milieux et des paysages menaçant la biodiversité. Bien sûr, le projet du tracé F5 propose afin de préserver le corridor forestier que constitue le massif du bois de l’étoile, la mesurette écologique du passage sur une partie de la traversée en tranchée couverte à laquelle vient se joindre un passage petite faune au niveau de la voie ferrée. Mesurette écologique mais gouffre financier qui s’ajoute au coût exorbitant du projet A31 bis.
Il est à noter aussi que la modification du milieu tant sur le plan paysager que sonore ne sera pas sans impact sur la faune dans son ensemble. C’est une évidence d’affirmer que la surface forestière impactée, qui s’élève ici à plus de 50 Ha sera perdue de manière irréversible pour la production de bois, matériaux renouvelables, puits de carbone et matériaux ancestraux mais ô combien modernes et utiles. Ceci est d’autant plus vrai que localement tout est présent du type de sol au patrimoine génétique des arbres pour produire des chênes de haute qualité permettant des transformations haut de gamme et très durables dans le temps. On touche ici alors au stockage de carbone par excellence. Quoi de mieux dans ce but qu’un chêne séculaire proche de l’excellence qualitative, ayant capté les GES durant toute sa longue vie et transformé localement en matériaux nobles à usage durable qui gardera emprisonné en lui les conséquences néfastes de l’activité moderne humaine.
Enfin, je souhaite revenir sur le flou technique mais aussi humain qui entoure ce projet. Flou d’ailleurs en grande partie entretenu par l’étude du cabinet IRIS. Cette étude qui a couté aux finances communales et donc au contribuable n’éclaire que de rares zones d’ombres. On ne peut que constater l’absence de descriptif écrit, de bilan, de chiffrage. Seuls sont publiés des schémas peu explicites et pas toujours compréhensibles pour l’ensemble des riverains concernés. Les images de synthèse permettant théoriquement au quidam de se projeter sur le rendu futur du projet s’il venait à voir le jour, présentent finalement l’effet inverse. Je peux témoigner, pour avoir échangé avec eux à ce sujet, que ces images et les plans fournis par l’étude pose d’importants problèmes d’interprétation et de projection à plusieurs de mes voisins. On est donc en droit de s’interroger sur les sentiments d’incompréhension et de découragement ressentis par les personnes concernées par le tracé F5 mais, qui ne trouvent aucunement dans le rapport fourni suite à l’étude du cabinet IRIS les moyens de s’interroger objectivement sur le sujet et, se trouvent donc dans l’incapacité momentanée de vous interroger et de vous répondre. Le flou se poursuit sur les plans de coupe présentant le projet de tunnel. La profondeur indiquée se situe dans une fourchette bien large allant du simple à plus du double : « entre 20 et 50m ». Comment peut-on à ce stade maintenir auprès des habitants menacés de voir un tel tunnel s’implanter sous leurs habitations une telle incertitude ? Les nuisances et les impacts, ne seront forcément pas les mêmes sur les lieux de vie si le tunnel est à 20m ou 50m de profondeur.
Aujourd’hui, une angoisse importante demeure chez les résidents concernés voyant leurs biens impactés par les différents tracés englobés sous le nom de projet A31 bis. Personne ne sait aujourd’hui qu’elle sera l’incidence du projet sur sa vie future. Personne ne sait aujourd’hui qu’elle sera la perte de valeur de son bien immobilier. Nul ne sait aujourd’hui expliquer aux personnes concernées s’il y aura ou non expropriation et si oui à quel prix. Pour toutes ces raisons, je suis farouchement opposé au projet d’A31bis qui n’est, en l’état, pas la solution aux problèmes de mobilités que nous rencontrons.
Contribution n°135 (Web)
Déposée le 17 mai 2026 à 17h02
Je souhaite par la présente exprimer mon profond désaccord quant au projet d’A31bis aussi bien en tant que Florangeoise mais également en qualité de travailleuse frontalière. Tout d’abord, le nom d’A31bis pour désigner ce projet me semble tout à fait inapproprié ; en effet, l’ensemble des tracés envisagés ne constituent pas une alternative viable pour résoudre les problèmes d’embouteillages liés aux navetteurs et au transport routier international puisqu’il s’agit d’un simple contournement de la ville de THIONVILLE sur un tronçon d’une dizaine de kilomètres mais qui aura un impact sur des centaines de foyers avec des coûts ahurissants pour un résultat perdant-perdant pour l’ensemble des partis.
Concernant le tracé F5, il a pour vocation de scinder la commune en deux, de favoriser l’imperméabilisation des sols, d’avoir un impact néfaste sur la qualité de l’air - alors que nous commencions tout juste à respirer à nouveau suite à la fermeture de la cokerie -, de venir nuire à la santé humaine, aux espèces protégées, aux sols et aux sous-sols. Je souhaite avoir le choix de ne pas être asphyxiée par de nouvelles pollutions (visuelles sonores et aériennes).
En plus de vouloir détruire une partie d’une forêt centenaire, cette autoroute aura de graves conséquences à long terme sur les plans écologiques, humains et sanitaires dans une zone où l’air est déjà très pollué.
Les travaux envisagés par le nouveau projet apparaissent clairement incompatibles et à l’encontre de toutes les mesures et préoccupations environnementales actuelles, confirmant un peu plus le rapport alarmant du GIEC récemment publié.
La communauté scientifique ne cesse d’alerter sur le désastre environnemental qui s’accélère et s’aggrave, la population est de plus en plus préoccupée, et pourtant, le sujet reste secondaire alors que ce projet va contribuer à l’impact global du dérèglement climatique. Ce bouleversement étant le problème fondamental de ce siècle, j’estime qu’il doit occuper une place centrale et quotidienne dans les choix actuels de nos politiques.
Il ne faut pas oublier l’aspect social de ce projet : comment peut-on envisager d’exproprier des familles de leur habitation et/ou de leur imposer quotidiennement des nuisances insupportables ? Les gens travaillent, font des projets, réalisent des travaux, investissent dans leur foyer en se projetant sur le long terme, tout ça pour quoi ? se faire déloger ou subir des nuisances infernales pour construire une portion de route inutile, ce n’est pas humain !
J’émets ainsi le souhait que soit préservé nos forêts, nos écosystèmes existants, ainsi que les espèces protégées, qui sont chez elles, et qu’elles puissent continuer d'évoluer dans leur environnement et que nous puissions préserver un semblant de tranquillité dans une ville déjà fortement traversée. Je souhaite prôner la qualité de vie de tous les riverains, qu’ils soient de Florange bien sûr, mais également de Fameck, de Serémange, de Terville, et toutes autres communes pouvant être touchées par cette nuisance non désirée et indésirable.
Rappelons que le conseil d’état a mis à l’amende le présent gouvernement pour un montant de 10 millions d’euros pour avoir entrepris des actions qui n’allaient pas dans le sens des engagements écologiques de ce dernier. Le projet d’A31 bis n’a de toute évidence rien d’écologique…
La réalisation de ce projet en tranché ouverte ou tunnel de surface, au milieu de Florange, va soumettre encore une fois la population à toutes les pollutions possibles dès l’entame des travaux pour un impact minime sur un hypothétique désengorgement d’une infime partie de l’A31 pour retrouver le goulot d’étranglement quelques kilomètres plus loin, à partir de la sortie 44 Hettange-Grande, ne résolvant aucun problème. La reconversion de la cokerie en un espace vert public tel un parc serait bien plus agréable !
Plus que jamais, j’en appelle à nos politiques, à nos collectivités et à l’Etat, pour proposer des alternatives viables et durables en travaillant sur des solutions de mobilités alternatives, comme le train, le bus, le R.ER, le covoiturage, les P+R ( en évitant les entourloupes comme c’est le cas actuellement avec celui de Thionville- Metzange), des pistes cyclables sécurisées, ou pourquoi pas exploiter les voies fluviales ou envisager des interdictions de poids lourds à certains horaires, d’autant plus que je suis certaine que la situation actuelle de l’A31 va bientôt être équivalente sur l’A30 avec le développement exponentiel de la ville d’Esch-Sur-Alzette. Quand on voit le budget prévisionnel astronomique du projet, il doit y avoir matière à proposer quelque chose de plus raisonné.
A titre personnel, je suis toujours scandalisée de constater que j’habite à moins de 10 km de 2 gares majeures de l’axe METZ- LUXEMBOURG, à savoir THIONVILLE et UCKANGE et qu’elles ne sont pas accessibles dans des délais raisonnables en transports en communs (bus, navettes…), tout en sachant que les parkings de ces lieux atteignent déjà leur pleine capacité passées 07h00.
De notre domicile florangeois à la GARE d’Uckange, la distance est de 4,5km par le chemin le plus court, par un des axes principaux de la commune (Avenue de Longwy) et pourtant aucun bus pour s’y rendre !!!!
De notre domicile florangeois à la GARE de Thionville, la distance est de 8,5 km par le chemin le plus court pour un temps de parcours d’environ 45 mn en heure de pointe avec pas moins de 25 arrêts alors qu’il faut encore ajouter le temps de trajet en train vers Luxembourg puis le temps de trajet de la Gare de Luxembourg à son lieu de travail ! Qui peut se permettre de telles pertes de temps avec des emplois du temps chargés et des contraintes bien réelles ? Comment dissuader les usagers de prendre leurs véhicules avec de tels obstacles ?! N’y aurait-il pas déjà là des pistes de travail à considérer sérieusement ?
Eu égard à l’ensemble de ces observations, je suis défavorable à la réalisation de ce projet quel que soit le tracé envisagé. Au mieux je serai plutôt favorable à une augmentation en 2x3 voies de la section d’autoroute allant de Thionville-Veymerange à Luxembourg, puisque c’est là que se joue (et surtout à la frontière) l’essentiel des engorgements et bouchons durant les heures de pointes, et ce, en partenariat avec le Luxembourg – qui de son côté va prochainement entamer les travaux d’agrandissement de l’A3.
Inutile de rappeler que le Luxembourg et la France sont interdépendants. Selon les prévisions, dans la décennie à venir, l’activité du Luxembourg pourrait avoir besoin de 60 000 nouveaux frontaliers, et la France sera le réservoir principal de cette main-d’œuvre ; si les 2 Etats ne réfléchissent pas ensemble et ne financent pas ensemble des infrastructures viables et responsables, notamment de déplacements (mais pas que), le développement ne pourra se faire dans de bonnes conditions.
Par conséquent, j’invite le demandeur à préférer des alternatives à ce concept désuet de mobilité plus en phase avec les préoccupations du 21e siècle pour éviter des impacts significatifs sur le long terme sur une ville, une zone, déjà fortement impactée d’un point de vue esthétique, urbanistique et paysager.